L’auto-stop : notre expérience en Europe

Nous vous parlions dans un précédent article de la pratique de l’auto-stop. Personnellement, nous adorons ce mode de transport, les opportunités qu’il offre… Nous l’avons donc testé dans de nombreux pays d’Europe.

Si vous aussi, vous souhaitez vous lancer dans l’aventure, découvrez notre expérience dans les différents pays d’Europe.

Avant le départ, notre expérience en auto-stop.Se rendre en stop à Venise

En France et en Suisse

Avant le tour du monde, Nathanaël avait déjà fait de l’auto-stop un certain nombre de fois, autant du côté suisse que français, sur des petits et longs trajets. Sylvie n’avait quand à elle fait que quelques fois du stop sur de très courtes distances.

Il était donc important de tester l’auto-stop à deux afin d’être plus à l’aise en pays étranger, notamment pour Sylvie qui n’était vraiment pas familière de longs trajets avec des inconnus. Nous sommes donc partis sur des itinéraires « simples » et dans notre zone de confort, avant de mettre le cap sur des pays étrangers.

L’Italie

Outre le fait de devoir être polyglotte pour s’y faire comprendre, l’Italie n’est pas un pays facile pour l’auto-stop. Nous y avons passé de nombreuses heures sur le bord de la route et avons, au final, pris le train un certain nombre de fois.

Si toutefois vous souhaitez tenter l’aventure, sachez que l’auto-stop est illégal sur l’autoroute, les conducteurs étant amendables même s’ils vous ont pris avant l’entrée ou sur une aire de service.

Cela reste cependant possible sur les petites routes (mais les italiens n’y sont pas familiers) ou en se rendant directement sur les aires d’autoroute. Là, choisissez les plaques étrangères ou les voitures de location et abordez directement les conducteurs.

Dark HedgeIrlande, paradis des auto-stopeur

Si vous débutez l’auto-stop et que vous deviez choisir une destination pour vous mettre à l’aise, allez en Irlande.

Là bas, il est très facile d’être pris. Il y a vingt ans de cela, les transports publics étaient quasiment inexisant. Vous aviez donc deux possibilités pour vous déplacer : avoir une voiture ou faire de l’auto-stop.

Les irlandais nous racontent tous qu’en ce temps là, il y avait des files d’attente le long des routes et que vous étiez soit en train de faire du stop, soit en train de conduire en parlant à un autostoppeur.

Maintenant, cela se fait de moins en moins… Mais les gens semblent souvent nostalgique de cette période et ils vous prendront la plupart du temps en précisant que

– Ca fait plaisir de voir encore des gens tendre le pouce !

Au delà de ça, vous n’aurez peut-être même pas besoin de vous arrêter sur le bord d’une route. Un certain nombre de fois, nous marchions juste sur le bas côté lorsqu’un automobiliste s’arrête pour nous proposer un lift.

Temps d’attente maximum : 1 heure aux falaises de Moher.

L’explication ? Des voitures familiales bondées, aucune bonne place pour s’arrêter. Mais finalement, nous avons malgré tout été pris et pour une distance plus longue que ce que nous avions prévu !

Irlande du nord

Bien que l’on reste en Irlande, le stop est ici un peu plus compliqué. Rien d’impossible mais il faut compter un peu plus d’attente surtout si vous suivez des routes touristiques (comme les routes côtières) qui sont du coup moins fréquentées.

Sortir de Belfast vous demandera de beaucoup marcher, mais cela reste faisable sans avoir besoin de se renseigner.

L’auto-stop y reste agréable et facile, il réserve même parfois de très bonnes surprises… Comme la fois oú nous avons été invités chez notre conductrice après moins de 15 minutes dans sa voiture.


stop sourirEcosse

Nous sommes arrivé a Cairn-rayan en début de soirée, sans vraiment savoir ce que nous voulions faire en Ecosse. On savait juste que nous voulions aller vers le nord. Ni une, ni deux, nous tendons le pouce dans cette diretion, avec un panneau « anywhere ».

Après 2 heures à voir des gens nous passer a côté sans un signe, nous avons décidé de marcher pour trouver soit un meilleur spot de stop soit un endroit pour dormir. Un champs pas trop en pente fera l’affaire après une marche de 5 miles. Le lendemain, nous marcherons encore avant de croiser une dame à qui nous demandons directement un coup de main. Elle nous poussera a la prochaine ville et depuis là le stop sera plus facile. Ici c’est plus de 10 miles que nous aurons marché avant de nous faire prendre.

En Ecosse, les touristes prennent autant que les locaux, mais tout le monde sera méfiant si vous n’êtes pas en bordure de ville. Evitez donc autant que possible de vous faire déposer au milieu de nulle part.

Mention spéciale : C’est en Ecosse que nous monterons pour la première fois dans un poids lourd… Et pas n’importe lequel : celui ci transporte d’autres camions !

Hollande

Que cela soit en sortant du ferry – on a quand même marché un peu – ou en quittant Amsterdam, le stop a toujours été relativement facile. Une fois sur l’autoroute, il nous a suffit de sauter d’aire de repos en station service.

Allemagne

Nous n’avons fait que passer et sommes restés sur l’autoroute. Nous avons surtout rencontré des gens pressés qui n’avait pas le temps de nous prendre ou même de nous parler. Au final, nous avons souvent attendu longtemps sur des aires de service mais sans jamais que cela soit désagréable.

Temps d’attente maximu : 2 à 3 heures, ça dépend si on compte la pause déjeuner dans la station service.

DanemarkDanemark

Bouger au Danemark n’est pas compliqué en soi. Les gens prennent assez facilement.

Sur les bretelles d’autoroute, il est conseillé d’attendre le plus en amont de la voie rapide. Il y a habituellement la place de s’arrêter en toute sécurité mais les conducteurs préfèrent vous voir le plus rapidement possible. Cela vaut pour tous les pays bien sûr, mais au Danemark, vous aurez vraiment l’embarras du choix pour vous placer.

Cependant, si vous décidez de loger en Shelters, sachez que ceux ci sont souvent éloignés des axes principaux et donc des bons endroits pour faire de l’auto-stop.

Suède

Ce pays nous a totalement découragés. A un tel point que nous ferons finalement les 200 derniers kilomètres en bus. Nous avons ainsi battu notre record d’attente a un endroit : plus de 9H d’attente sur le meilleur spot de la ville (selon hitchwiki).

Lorsqu’ils daignent s’arrêter, les gens nous demanderons souvent d’oú l’on vient avant même de nous demander oú l’on va. On nous expliquera plus tard que des automobilistes auraient été agressés par des personnes se faisant passer pour des autostoppeurs. On ne saura jamais s’il s’agissait d’une légende urbaine ou d’un véritable fait divers.

Marchant au bord de la route aux LofotenNorvège

Après l’expérience désastreuse de la Suède, nous avions peur de tenter le stop dans ce pays réputé très compliqué. Après avoir épluché internet, nous avions encore plus d’appréhension. Malgré tout, le prix du train étant très élevé, nous décidons de tenter notre chance…

Et le résultat dépassa et de loin toutes nos attentes.

Si nous avons parfois dû attendre longtemps, nous avons souvent été pris pour de longs trajets et par des personnes vraiment sympathiques. Il faut juste savoir que certains Norvégiens sont de grands timides, ne vous attendez pas à avoir des discussions enflammées avec tout le monde.

Cependant, notre expérience n’est pas forcément représentative : nous voyagions après la période touristique, à deux, avec un panneau presque aussi grand que nous.

Si vous souhaitez vous lancer, prévoyez des vivres et faites définitivement un tour chez Ikéa (en plus, vous pourrez manger pour pas cher, et en Norvège, c’est un luxe !).

Bilan : 3 jours pour relier Oslo aux Lofoten

Route IslandeIslande

Bien que n’ayant testé qu’une courte fois (15 minutes d’attente le long de la route 1), le stop nous a parru relativement facile. Nous y avons même pris un autostoppeur quand nous avions une voiture !

Cependant, les islandais sont assez fatigués de voir des autostoppeurs en haute saison – de ce qu’ils nous ont dit – privilégiez donc les périodes creuses… ou les voitures de touristes ! Et évidemment, n’espérez pas faire du stop sur les pistes, si vous croisez une voiture, ça sera déjà bien !

Vous avez tenté l’aventure ? 

Dites nous dans les commentaires quelles sont vos expériences, bonnes ou mauvaises 😉

One Reply to “L’auto-stop : notre expérience en Europe”

  1. DeDe

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