Faire du stop : comment être pris à coup sur?

Vous voulez faire du stop et cherchez une solution pour être pris à tout les coups. Malheureusement, nous n’avons pas de remède miracle. Il est cependant possible d’optimiser vos chances avec ces quelques astuces.

A quoi faut-il penser avant de partir ?

L’itinéraire

itinéraireFaire du stop, cela se prépare. Ainsi, commencez votre projet par repérer votre itinéraire. Si c’est un petit trajet, notez sur un carnet/morceau de papier les villes intermédiaires et les alternatives. Dans l’idéal, ayez avec vous une carte de la région pour savoir vers oú vous vous embarquez.

Dans le cas d’un trajet de plusieurs jours, pensez aussi à envisager les étapes. Qu’ils s’agisse d’un petit arrêt pour voir une curiosité ou d’un potentiel endroit oú dormir (si vous pratiquez le camping sauvage, c’est un souci de moins).

Le matériel

Quand on part faire du stop, il y a un minimum de matériel à avoir.

  • Les indispensables feutres pour créer de magnifiques panneaux indiquant votre destination
  • De quoi vous sustenter. Ce n’est jamais agréable d’attendre des heures sur une route déserte. C’est pire encore si vous avez le ventre vide.
  • De l’eau.
  • Des vêtements adéquats : veste coupe vent qui vous protège de la pluie, de quoi résister au froid (une bonne doudoune à glisser dessous par exemple), des gants,…

Nous avons par exemple acheté des gants plus épais en Norvège, parce que nos gants fins ne suffisaient plus à protéger notre pouce du gel.

Trouver le bon spot de stop

Un bon endroit pour faire du stop, c’est un endroit oú les voitures vous voient de loin et ont la place de s’arrêter en toute sécurité. Gardez à l’esprit que plus une voiture va vite, plus elle doit vous voir de loin et avoir de la place. Les aires d’autoroute, les stations-service, les sorties de ville ou après un rond point (si possible) sont autant d’endroits à privilégier.
Faire du stop c’est donc avant tout marcher afin de trouver un bon endroit. Certaines fois, il suffit de faire 500m pour trouver le spot parfait. Des fois, il vous faudra un peu plus de temps. En Ecosse, nous avons marché ainsi 10 miles avant de trouver ce fameux spot.

Gardez également à l’esprit que si vous ne décollez pas malgré les nombreuses voitures, c’est peut-être que l’endroit n’est pas si bien que ça. N’hésitez pas à demander conseils aux locaux.

Dans les grandes villes, c’est parfois difficile de choisir oú se placer. Consultez le site hitchwiki pour savoir ce qu’on fait les autres autostoppeurs dans votre situation. Au mieux, vous saurez oú est Le spot, au pire, vous aurez une idée de ce qui vous attends.

stop passifStop actif et passif

Bien souvent, vous serez au bord de la route en tendant le pouce à attendre qu’une voiture daigne s’arrêter. C’est de l’autostop passif, mais on peut tout simplement se poser dans un restauroute, en profiter pour manger quelque chose tout en laissant visible notre panneau. Cela a marché un certain nombre de fois pour nous.

Mais le stop peut très bien être actif. Les stations services se prêtent assez bien à l’exercice : prenez votre courage à deux mains et abordez les conducteurs.  Cela permet de nouer un contact et donc de rassurer certaines personnes… Cependant, cela nécessite de pouvoir leur parler et donc…

Être polyglotte

Savoir dire : « bonjour, je vais à … , merci, bonne journée » n’est pas compliqué à apprendre dans la plupart des langues. Cela vous permettra parfois d’entrer en contact et montrera que vous n’êtes pas simplement un touriste qui veut voyager gratuitement.

Cependant, on vous répondra parfois très vite dans cette même langue… Aussi, si vous ne maitrisez pas grand chose, une variante intéressante est :

-Bonjour, parlez vous anglais/français, ….

Au bon endroit, au bon moment

Le stop, c’est aussi de la chance. Tomber sur la personne qui va exactement au même endroit que vous alors que c’est à 500km, cela peut arriver. Mais cette chance se provoque. Ce n’est pas en vous levant à midi que vous aurez les personnes faisant les longs trajets ! Exception faîte si vous habitez sur un grand  axe routier mais loin des plus grosses villes.

  • Privilégiez les routes principales ou très fréquentées.
  • Choisissez votre jour. Selon vos points de départ et d’arrivée, il faudra privilégier les débuts ou fin de semaine. Le dimanche cependant est souvent à éviter.

Ainsi, si comme nous, vous vous retrouvez un dimanche en Norvège, dans un tout petit village sur une route secondaire, n’espérez pas voir plus de 2 voitures par heure.

SouriezSouriez vous êtes jaugés !

Cela peu parraître tout simple mais être souriant est l’un des meilleurs conseils que nous pouvons vous donner. Si les gens ne se sentent pas en confiance en vous voyant, ils passeront souvent simplement leur chemin. Et croyez nous, garder le sourire sous un soleil de plomb lorsque cela fait 6 heures que vous attendez au même endroit, cela est un vrai défi.

Le fait d’avoir l’air de gentils backpackers est à notre avantage. Ainsi tentez d’un minimum soigner les apparences. Nous avons la chance d’être un couple et d’avoir le potentiel sympathie du gros sac à dos.  Cela nous a permis à plusieurs reprises d’être pris par des conducteurs n’ayant jamais pris un autostoppeur.

Avec ou sans panneau

Pour nous, c’est souvent le grand dilème. Avec un panneau, les gens qui vont au même endroit auront tendance à vous prendre plus facilement.

– Tiens, c’est rare de voir des gens qui vont vers mon village en stop !

Le point négatif c’est que beaucoup de personnes ne vous prendrons pas car elles ne font « que 25 km ». Or même les petits lift peuvent être très arrangeants par moment.

Cela dépend donc vraiment d’où vous allez et d’oú vous êtes. Si cela est très connu ou non. De notre côté, nous ne faisons des panneaux que quand l’objectif est très grand et/ou très connu (par exemple pour les Lofoten). Mais il nous arrive de faire des panneaux lorsque l’emplacement le nécessite. Si vous êtes obligés de vous poster avant une intersection, le panneau est indispensable.

Notez que les panneaux humoristiques et/ou énormes pourront vous attirer de la sympathie lorsque le stop est difficile. Nous avons usé et abusé de notre panneau « Même 10km » en Suède, ce qui nous a permis d’avancer. On a d’ailleurs été pris par deux jeunes ouvriers allant… à l’opposé de nous, parce qu’ils voulaient nous aider.

stop panneauA quoi ressemble le panneau parfait?

Oublier directement la petite feuille A4. Les conducteurs ne pourrons quasiment jamais le lire. Ainsi faites en sorte de trouver un carton assez grand. Souvent les poubelles de supermarché ou de station service en regorgent. Mais si vous voulez faire un panneau durable et très grand, nous vous conseillons de faire un tour chez IKEA. C’est sans doute grâce à eux que nous avons eu tant de succès pour aller d’Oslo aux Lofotens en 3 jours

En résumé

  • Soyez préparés
  • Trouvez un endroit sécuritaire pour vous et les voitures
  • Souriez et misez sur votre capital sympathie

Et surtout, n’oubliez pas de dire merci lorsque quelqu’un s’arrête. Chaque autostoppeur sur le bord d’une route représente la pratique de l’auto-stop pour le conducteur. Si vous vous comportez mal, vous porterez préjudice à tous ceux qui tendront le pouce. Si vous vous comportez bien, vous donnerez envie aux conducteurs de vous prendre mais aussi de prendre les prochains autostoppeurs qu’ils croiseront. Peut-être même leur donnerez vous l’envie de faire du stop eux-même !

Alors soyez repsectueux et ouverts d’esprits. Restez flexibles et arrangeant pour celui qui vous donne un si grand coup de main, remerciez le et passez de bons moments !

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