Golfe du Morbihan, ou notre première aventure à deux.

C’est en juin – juillet 2014 que nous sommes partis pour la toute première fois à deux. Dépaysant par son micro-climat, ses îles, ses falaises et sa culture, le Golfe du Morbihan étant pour nous la destination idéale : ni trop près, ni trop loin. Petit compte rendu de notre toute première aventure.

Préparatifs

Sur la routePeu de préparatifs pour ce voyage… Nous avions cependant demandé une aide (Parcours Vacances, à demander en Mission Locale) qui nous obligeait à peaufiner quelques détails : durée du voyage, moyen de transports et d’hébergement, budget, … C’est donc avec ces bases de préparatifs et une aide de 600€ de chèques vacances en poche (ainsi qu’un peu de matériel dont un seul item nous accompagnera : la mini lampe de poche de secours) que nous partons pour le Golfe du Morbihan.

Sur le dos, des sacs de 60L, une tente ultra légère, un sac de couchage et un tapis de sol chacun, quelques affaires, une popotte pour deux, notre carnet de route (+ un carnet de contes pour moi), quelques informations sur notre destination, beaucoup d’eau et de nourriture. Nos sacs, pour cette rando, devaient peser entre 12 et 18 kg chacun, dépendant du taux de remplissage de notre poche à eau et de la nourriture emportée.

Dans nos têtes ? Une randonnée sur le GR34 avec des traversées en bateau, une excursion sur un voilier et une location de kayak de mer de prévue.

Le voyage en bref

Après une petite journée de stop jusqu’à Vannes et un peu de marche à pied nous arrivons devant l’entrée d’un camping à la tombée de la nuit. Encore un peu frileux sur le camping sauvage, nous n’hésitons pas une seconde. Le camping est correct, proche d’une presqu’île, il nous permet de nous promener après avoir posé nos affaires. La surprise du jour ? Sur la petite presqu’île, à 500 mètres  du camping, des jeunes ont planté leur tente entre trois ou quatre arbres…

Le lendemain sera rythmé par la marche et la désagréable impression de faire du sur-place. En milieu de journée, nous découvrons que nous sommes à même pas un kilomètre du camping à vol d’oiseau. On commence à comprendre la dure réalité des sentiers côtiers – en particulier dans le Golfe du Morbihan – , ce qui nous fera d’autant plus préférer le bateau pour les prochaines étapes. Nous arrivons malgré tout à Arradon où nous faisons la rencontre d’un adorable monsieur plutôt bavard, qui nous propose de nous installer chez lui pour les prochaines nuits. Nous acceptons et après avoir découvert les meilleurs Kouign Aman de France (pour ceux qui veulent saliver, c’est ici), nous prenons rendez vous pour une sortie voile sur un vieux gréement pour le lendemain. Nous sommes le 25 juin.

Sur le bateauAprès une soirée à discuter avec Pierre, notre hôte, une bonne nuit de sommeil et une pause ravitaillement, nous prenons le repas en tête à tête sur la plage avant de retrouver notre capitaine de bord : Nicolas. Comme nous avons prévu de lui louer un kayak le lendemain, il nous propose de venir planter la tente chez lui le soir même et nous acceptons. Ces deux sorties en mer auront été plus qu’agréables ! Sur le vieux gréement, le Fal Ben, Nicolas ne cesse de nous donner des conseils, de nous parler du Golfe du Morbihan, ses différentes îles, ses plus belles plages… Il nous aide même, le soir, à planifier notre sortie pour profiter au mieux des courants et des marées.

Durant ces sorties, nous apprenons à connaître la mer et certaines règles de navigation. Cela ne nous empêche pas de nous retrouver coincés entre deux îles, en kayak, à cause d’une marée trop basse.

Bon, on fait quoi ? On attends que la mer remonte ou on fait demi-tour ?

Le lendemain (le 28 juin), le départ est plus compliqué : il pleut averse. Nous partons malgré tout et finissons trempés comme des soupes par arriver vers 14h à Port Blanc où l’on décide d’un commun accord de manger dans un restaurant au chaud ! La gérante de la pizzeria nous propose même de faire sécher nos affaires le temps du repas, ouf ! Elle nous racontera avoir déjà vécu la situation en avançant sur le chemin de Compostelle… Et quand nous reprenons la route, le temps s’est amélioré. La route ? Celle du port et de l’île aux moines. Nous espérons y trouver un coin sympa où dormir mais la chance ne nous sourit qu’à moitié : cette nuit, ce sera camping sauvage, avec la crainte de nous faire prendre…


Nous repartons de l’Île aux moines en direction de Locmaria-quer, par bateau, afin de nous éviter de longues heures de marches sur un paysage qui, s’il est beau, est un peu redondant. Là, nous dormirons sur un parking en herbe à deux pas de la mer et nous enchaînerons en stop et à pied jusqu’à Carnac, puis Quiberon. Notre voyage se terminera le 3 juillet à Belle île, après une découverte sympathique de l’île à vélo, puisque l’unique arceau de la tente nous aura lâché la nuit précédente (heureusement, la gérante du camping nous sauvera avec d’épais morceau de scotch !). Nous rentrons en stop depuis Belle île, enchaînant voiliers et voitures… De beaux souvenirs en perspective !

Les points négatifs

Le premier point négatif qui me vient à l’esprit, outre le craquage de tente le dernier jour, c’est mon choix de chaussures. Nathanaël était parti avec ses chaussures de randonnée et moi avec mes five-fingers de randonnées, qui sont confortables même si loin d’être étanche. Je n’avais alors aucune paire convenable de chaussures de randonnée : toutes trop lourdes, trop abimées ou encombrantes et la seule paire parfaitement étanche en ma possession était… une paire de bottes en caoutchouc ! Autant dire que si c’était à refaire, je ferai tout pour m’éviter les pieds mouillés (et les ampoules qui vont avec).

Le camping sauvage dans les zones très touristiques n’était pas la meilleure solution à nos yeux. Même si l’on fait bien attention à ne pas laisser de traces de notre passage, il reste la peur de la délation, d’être découverts et d’avoir une amende (1500€, à titre informatif) ce qui a fâcheuse tendance à écourter nos nuits…

Evidemment, nos sacs étaient probablement trop grands et trop lourds, personnellement, j’envisage d’en changer prochainement. Cependant, au bout de quelques jours, cela ne nous pesait plus du tout et nous paraissait même plutôt léger…

Lever de soleil sur l'île aux moinesLes points positifs

Nous avons tout deux retiré énormément de choses de ce premier voyage. D’abord, que nous nous complétions parfaitement tant sur les besoins que sur les envies. Les décisions sont vite prises d’un commun accord (quand on n’a pas la même idée en même temps !) et l’on prends vite nos marques dans la gestion du quotidien.

Les rencontres étaient évidemment géniallissimes : entre Pierre qui nous a accueilli chez lui parce que nous étions sympathiques, Nicolas qui nous a prêté une portion de jardin et nous a offert une douche chaude quand nous sommes rentrés trempés après notre sortie en kayak, la gérante de la pizzeria, l’adorable gérante du camping de Belle Île, la famille si sympathique qui nous a accueilli à bord de son voilier, … On se réjouit encore plus de nos prochains voyages… Et des prochaines rencontres qui iront avec !

Et bien sûr, nous avons plus que profité des paysages et des découvertes qui s’offraient à nous dans le Golfe du Morbihan.

Ce qui a changé depuis…

Alors que je mets à jour cet article quelques 5 mois avant notre grand départ, voici un petit point de ce qui a changé, en 1 an et demi.

  • Le matériel, tout d’abord, a été grandement remplacé. J’ai troqué mon sac contre un moins lourd (entre 1 et 2 kg de moins !) et Nath a échangé le sien contre un plus grand et surtout plus résistant. La tente, bien que réparée, a aussi été changée pour une plus légère (seulement 1,2kg) et plus résistante. Sac de couchage et tapis de sol ont eux aussi évolués pour du mieux (plus chaud et moins lourds) ou sont susceptibles d’évoluer prochainement. Ah, évidemment, j’ai maintenant de vraies chaussures de randonnée !
  • Nous avons pris confiance vis à vis du camping sauvage, on se pose moins de questions même si l’on prend tout autant de précautions. On profite du coup beaucoup mieux de nos nuits.

D’autres choses changent ou changeront. En attendant, nous sommes heureux de constater que nous aimons toujours autant voyager… Et que nous sommes encore et toujours sur la même longueur d’ondes !

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