Etre malade au Guatemala

Tout n’est pas toujours rose dans le voyage. Les petites galères que l’on règle tranquillement à la maison deviennent parfois de véritables expéditions. Qu’arrive-t-il donc quand on tombe malade à l’étranger ? Voilà mon expérience au Guatemala.

A l’aventure compagnons !

coeurJ’avais été malade au lac Atitlan durant notre volontariat mais voilà 3 jours que tout allait plutôt bien. En tout cas assez pour tenter la montée de l’Acaténango. Une rechute? L’effort? Le froid? Je ne sais pas ce qui a tout redéclenché mais une chose est sûre : 2H de sommeil et une nuit sur les toilettes m’ont affaibli. De plus mon estomac refuse solide comme liquide. Un petit tour à l’hôpital s’impose.

Nous demandons au gardien de l’hostal comment aller à l’hôpital national. Par chance, il y en a un a Antigua. Il suffit de prendre un bus qui nous emènera directement à destination. Nous partons donc pour cette nouvelle aventure dont je me serais bien passé.

L’hôpital

L’arrivée aux Urgences

Au terminal de bus, il suffit de demander l’Hopital San Felipe et de se laisser guider, nous y arrivons donc sans encombre. Par contre, vu que j’aime bien faire les choses : nous sommes dimanche. Il n’y a donc que les urgences qui sont ouvertes. A l’accueil, il me sera demandé ma carte d’identité (pensez au passeport ! ), ce que j’avais (symptômes) et c’est tout.

petits chats guatemala

Après, il ne reste plus qu’à attendre son tour. Car bien que mal en point, je suis bien moins prioritaire que cet enfant qui s’est apparemment sévèrement ébouillanté un bras et d’autres ayant eu des accidents de la route.

Quand on commence à s’occuper de moi, après une petite heure, ce sera tout en Espagnol. Par chance, Sylvie comprend bien ce qu’on me demande. Malheureusement les accompagnants ne sont pas autorisés dans la salle d’attente. Je dois donc me débrouiller avec ce que je connais de cette langue et décrirais tant bien que mal ce qui m’arrive. Apparemment j’ai été plutôt mauvais dans cet exercice, car le médecin ira demander confirmation à Sylvie. Il est vrai que ça aurait été dommage de me faire enlever les amygdales suite à mes magnifiques explications…

Traitement

papillon orangeAprès une oscultation relativement primaire dans la salle d’attente, il me demande un petit échantillon de selles, histoire de faire quelques analyses. Grâce à cela, ils sauront exactement quoi faire pour m’aider. De plus, j’ai droit à une belle perfusion pour me réhydrater car je suis sec comme un pruneau. Durant ce moment je somnole sur un lit et parlerait un peu avec mon voisin qui lui a eu un accident de moto.

Au bout de 40mn, les résultats sont arrivés. Je suis bon pour 7 jours d’antibiotiques et sels de réhydratations, achetables dans la pharmacie juste en face pour une quarantaine d’euros. Et sinon, pour la visite au urgence ? 0€ ! Il est bon de savoir qu’au Guatemala, les hopitaux nationaux sont gratuits. Ainsi vous pourrez gâcher vos vacances sans vous ruiner ! Si ce n’est pas fantastique.

Et si ça vous arrive ?

Vous tombez malade à l’étranger et vous êtes un peu désemparés ? Pas de panique !

fleur antiguaAller chez le médecin ou non ?

Observez d’abord vos symptômes. Certaines fois, ils passeront en quelques jours avec un peu de repos. C’est quelque chose qui vous arrive fréquemment chez vous (migraine, maux de ventre, …) assurez vous d’avoir vos médicaments habituels en voyage.

Attention toutefois : si vous avez de la fièvre et avez traversé une zone potentiellement impaludée, filez chez le médecin le plus proche ! De même si les symptômes sont trop violents ou persistent au delà de quelques jours, une visite médicale s’impose.

Se préparer à voir un médecin

Tout d’abord, renseignez vous auprès des locaux pour connaître les facilités médicales proches et le moyen de s’y rendre. Vous pourrez parfois choisir entre plusieurs solutions : hopitaux nationaux, cliniques privées, médecins, …

belle vue aniguaEnsuite, pensez à préparer l’entretien avec le médecin :

  • Prenez votre passeport avec vous et le questionnaire médical requis par votre assurance le cas échéant. Bien sûr, n’oubliez pas votre portemonnaie
  • Emportez les ordonnances et/ou notices des médicaments que vous avez pris.
  • Si vous ne maîtrisez pas la langue du pays, apprenez quelques mots pour décrire vos symptômes, depuis combien de temps cela dure, …
  • Quelque chose pour vous occuper l’esprit ou un moyen de prévenir vos proches si vous êtes seul peut aussi s’avérer utile.

Conclusion

Etre malade en voyage ce n’est jamais facile, surtout quand on ne parle pas parfaitement la langue. Dans ces moments, on est bien contents de voyager à deux car je n’en menais pas bien large. Une aventure que je suis heureux d’avoir vécu une fois mais qui je l’espère ne se réitérera pas par la suite.

 

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