Costa Rica : du pont des crocodiles à Manuel Antonio !

Après un trajet en stop entre la Fortuna et Cañas, contournant le magnifique lac Arenal, nous prenons la direction du parc national Manuel Antonio. Mais il y a plein d’autres choses à faire en chemin !

El puente de cocodrillos

crocodilleSi j’en avais vaguement entendu parler sur internet, je ne l’avais pas noté sur la carte. C’est en zoomant un peu que l’on remarque ce point d’intérêt simplement nommé « Crocodile Bridge » et connu sous le nom d’El puente de cocodrillos dans la région.

Comme nous passons par là, à fortiori en stop, nous nous arrêtons. On ne sera pas déçus !

Il suffit en effet de traverser le pont pour les apercevoir, là, dans l’eau. Il y a en bas près d’une trentaine de crocodiles. Clairement, ça impressionne. C’est bien la première fois que l’on se retrouve face à pareils animaux, et en nombre s’il vous plaît ! Nous passerons de longues minutes à les observer – même s’ils ne sont pas très actifs.

Bien qu’ils soient ici clairement nourris par des locaux, voir les crocodiles n’a rien de payant. Vous longez en effet la route sur laquelle passe les voitures… N’espérez cependant pas voir les puissants reptiles depuis votre véhicule ! Et gardez le coeur bien accroché si être proche du trafic vous effraie, les trottoirs ne sont pas bien larges… Mais ils ont au moins le mérite d’être là !

Une balade dans la jungle ?

Continuons donc avec les activités gratuites ! Toujours en regardant notre carte, nous repérons un petit sentier non loin du parc national Carara, lui même à quelques kilomètres seulement.

Qui ne tente rien n’a rien ! Nous décidons donc d’aller jeter un oeil en se disant qu’au pire, ce sera payant et on fera demi tour. Nous longeons donc la route au sud du pont pendant environ 1km. L’entrée est là.

marche dans la jungle

De loin, ça à l’air fermé… Mais de près, la lourde grille qui bloque le passage laisse en fait voir une ouverture pour piétons, sur le côté. Et le must : c’est gratuit. Une pancarte indique juste que le sentier est fermé en Octobre-Novembre, probablement à cause de la saison des pluies.

La balade est plaisante, d’autant qu’il n’y a pas grand monde. Nous ne croiserons que deux jeunes filles en train de relever des pièges photos juste à côté d’une troupe de capucins. Car des animaux, il y en a !

Nous avons aperçu près de la route deux couples de aras rouges. Puis sur le chemin, nous croisons de nombreux lézards dont un qui court sur l’eau ainsi que la fameuse famille de capucins… Mais l’animal le plus présent ici : c’est le moustique. En à peine deux minutes, nous en avons les bras recouverts et l’on aura beau appliquer de l’anti-moustique, il en reviendra régulièrement. La seule chose qui protège vraiment efficacement ? Le combo vêtements longs + anti-moustique sur lesdits vêtements.

Malgré leur présence quasi constante à nos côtés, la balade est vraiment agréable. On se croirait vraiment au coeur de la jungle… Et l’on s’est presque attendus à croiser des crocodiles ! Pourtant, la route est toute proche et nous ne tardons pas à la retrouver (après 4km de marche tout de même !) pour faire du stop.

Parc national Manuel Antonio

La réputation de ce parc n’est plus à faire : il est plein de faune… et de touristes ! C’est bien pour cela qu’on y va (pour la faune, pas les touristes). En plus d’être facilement accessible, le parc Manuel Antonio combine les attraits de la mer et de la jungle sur une toute petite surface, facile à visiter.  Seul bémol ? Le prix d’entrée de 16US$ par personne.

hebergement costa ricaLe défi : trouver un hébergement pas cher

Petit budget oblige, si l’on ne veut pas se ruiner à Manuel Antonio, il va nous falloir trouver une solution économique pour loger. Arrivés en stop à Quépos, nous démarchons donc les divers hébergements… Et c’est le drame !

Ceux qui sont indiqués sur la carte comme « peu chers » sont fermés ou simplement inexistants et les autres… sont 50$ la nuit. On demandera bien à une agence de tourisme si elle peut nous conseiller quelque chose mais les prix seront toujours bien au dessus de 20$.

Nous prenons donc une grande décision : relier la ville de Manuel Antonio à pied, afin de pouvoir visiter les nombreux hôtels qui se situe entre le parc et Quépos. 6km, ça ne semble pas si terrible…

Détrompez vous, car ce n’est que de la montée et souvent bien abrupte sur les 4 premiers kilomètres. Et partout oú nous demanderons, les prix sont trop chers pour nous : 12$ par lit en dortoir, 25$ en chambre, …

Il nous reste cependant une solution : la plage.

Ah, et si vous vous demandez : le bus qui relie Quépos à Manuel Antonio coûte 350 colones soit 0,50€. Ne faîtes pas comme nous, prenez le bus.

Camper sur la plage de Manuel Antonio

couché soleil

A la sortie d’un hostal, nous trouvons un chemin menant à la plage. Les vagues sont énormes et même en début de soirée, on croise encore du monde dans l’eau et sur le sable. Nous repérons un coin sympathique de jour… Comprenez : à l’écart, tranquille et sans débris au sol. Et attendrons que le soleil se couche pour véritablement planter la tente.

Nous passerons une nuit bien calme, bercés par le bruit de l’océan.

Le lendemain, on se lève tôt pour visiter le parc. Seule contrainte du camping ? Il faudra porter nos affaires pour la journée… Mais ce n’est pas un problème pour nous ! Porter nos sacs chaque jour commençait presque à nous manquer !

Visite du parc

Sachez d’abord que le billet ne s’achète pas à l’entrée même, mais dans une boutique un peu avant. On nous proposera de faire garder nos sacs dans un hostal pour quelques dollars mais on refusera poliment.

A l’entrée, on vous demande si vous avez sur vous des cigarettes et de la nourriture… Ils ne laissent pas rentrer n’importe quoi et vous comprendrez vite pourquoi.

Vers la cascade

Peu après l’entrée, un petit chemin s’éloigne de la piste principale. Il mène à une cascade et nous décidons d’aller le découvrir.

La nature est très jolie et le chemin très bien entretenu, avec de nombreux escaliers et des pontons de bois sur la majeure partie. Nous guettons les animaux et c’est notamment ainsi que l’on repèrera une chouette. Ou un hibou, difficile à dire. Simplement en boule sur une branche, il dort.

casade costa ricaLa cascade en soi n’est pas spectaculaire mais quelques animaux peuvent venir s’abreuver à ce point d’eau. Pas de chance pour nous cependant, on ne verra rien.

En redescendant, nous verrons grâce à un guide (et à son laser) une grenouille minuscule. C’est en la regardant que l’on rencontrera un couple de francophones avec qui l’on échangera quelques conseils de voyage. C’est qu’avec plus d’un an de voyage à notre actif, on devient presque une encyclopédie. Leurs questions sur le Nicaragua nous motivent plus que jamais à écrire d’autres articles.

Le sentier El Mirador

Après avoir suivi le ponton qui longe la piste principale encombrée de touristes et de guides, nous voici au coeur du parc et le choix s’impose vite : plage bondée de touristes ou petit chemin dans la jungle ? Nous voilà partis vers El Mirador !

Le chemin monte dur mais nous en sommes vite récompensés : des singes capucins se promènent sur les rambardes… Et terrorisent les marcheurs (c’est que ça a des dents pointues ces trucs !). Nous finissons malgré tout par arriver à une première plate-forme avec une jolie vue. Epuisés par la montée (forcément, avec nos gros sacs…), nous nous arrêtons pour boire et manger un peu de notre salade de riz… Ici, pas de singes en vue.

La gourmandise est un vilain défaut

capucin
Bientôt, nous voyons arriver le couple de francophones rencontré un peu plus tôt. Eux n’ont pas eu la chance de rencontrer les capucins… Alors quand on leur raconte, ils redescendent un peu… et reviendront suivis par les capucins !

Nous rangeons la nourriture mais… on oublie si vite une peau de banane rangée dans un sac plastique sur une poche latérale de sac à dos. Le singe s’en saisit sans dire merci.

Oui, ils savent ouvrir le plastique. Oui, il était déçu qu’il n’y ai que la peau. Non, il n’a pas ramené le sachet plastique… Nous sommes donc allés le rechercher à grand renforts de lianes.

Nous continuons ensemble le chemin et la vue y est superbe !

Les plages de Manuel Antonio

Après le tour dans la jungle, oú l’on ne verra malheureusement pas les singes hurleurs – même si ce n’est pas faute de les entendre -, nous redescendons vers les plages. Dédaignant la plage la plus connue, nous nous dirigeons vers playas gemelas, plus excentrée et plus tranquille. L’on y passera une partie de l’après midi, en regardant les bernards l’ermite courrir sur le sable.

capucin touristes ratonMalgré tout, nous ferons ensuite le détour sur la plage Manuel Antonio oú l’on trouve principalement trois espèces :

  • Le singe capucin, en nombre et toujours aussi malin (gare à vos sandwich ou à votre sac de pain).
  • Le raton laveur, calme au milieu du tumulte, qui nettoie sa nourriture entre ses pattes.
  • Le touriste, en population massive, vociférant contre les premiers et prenant des selfies avec les seconds.

Le parc met en place des contrôles de sacs à l’entrée pour limiter les dégâts, mais il appartient à vous de veiller sur votre nourriture. Permettre à un singe de se nourrir dans votre sac à dos, c’est l’encourager à recommencer… Et croyez moi, ils savent vraiment bien s’y prendre ! Du coup, on vous déconseille très fortement de manger quoi que ce soit sur la playa Manuel Antonio. Préférez lui des coins plus tranquilles (avec moins de touristes, mais surtout moins de capucins).

Nous repartons le lendemain, en bus cette fois. Direction Los Quetzales !

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