Mexique : à la découverte des cités Mayas

Entre le Yucatan et le Quintana Roo, nous découvrons la culture mexicaine. Villes coloniales, plages de sable fin, cenotes et bien sûr pyramides Mayas sont au programme !

Arrivée à Cancun

marche cancunL’aéroport de Cancun ne ressemble à aucun autre aéroport de notre connaissance, il faut dire que l’on n’en connait pas tant que ça. Il est petit et semble poussiéreux. Avertis qu’il ne fallait pas trop y traîner, nous faisons notre chemin vers la sortie. Notre but ? Faire du stop direction Valladolid et de la cité Mayas de Chichen Itza

Pour sortir de l’aéroport à pied, il faut ignorer les multiples panneaux “interdits aux piétons” et couper dans les pelouses. Et pour rejoindre un bon coin pour faire du stop, il faut beaucoup, beaucoup marcher. Comme premier contact, c’est très dépaysant ! Ici ni trottoir ni passages piéton, attendez vous à traverser “à la française” ou mieux, complètement à l’arrache. A certains endroits, le bord de route devient tellement étroit et les voitures roulent tellement sur le côté qu’on préfèrera passer dans les taillis.

hospitalité mexiqueL’hospitalité mexicaine

Il se fait tard quand nous tendons enfin le pouce, mais quelqu’un propose malgré tout de nous ramener sur une route plus fréquentée en direction de Valladolid. Parfait. C’est ainsi que nous serons déposés à la sortie de Cancun, dans un endroit oú il n’y a plus d’hotel mais encore quelques habitations. Alors que la nuit tombe, nous demandons aux locaux

forcer espace

“Donde es possible de acampar ?”
Oú est-il possible de camper ?

Notre rencontrons donc Carlos et Yolanda qui ont un endroit à nous prêter pour la nuit. C’est une petite habitation ne contenant qu’une petite salle de bain et l’espace vide pour poser deux tentes. C’est parfait pour nous, nous les remercions très chaleureusement et montons vite nos moustiquaire pour sauver notre peau.

Nous camperons ainsi souvent, sur le bord d’une route, dans un jardin communautaire ou près d’un hotel en rénovation, simplement en demandant aux locaux si c’est possible. Nous aurons même la chance de dormir dans les hamacs d’un petit restaurant à Piste, oú l’on a mangé à trois pour 120 pesos, soit 4€. Et c’était délicieux.

Valladolid

Nous tentons le stop depuis Cancun jusque Valladolid mais cela ne semble pas marcher beaucoup… Des locaux nous arrêterons un bus qui nous emmenera pour 55 pesos (2.75€). Le trajet est long et passe par de nombreux petits villages ravissants. Nous descendrons devant la Cenote Zaci à Valladolid.

La cenote Zaci

cenoteC’est un endroit un peu hors du monde à Valladolid. Proche du marché oú l’on achètera des fruits et légumes délicieux pour pas grand chose, l’entrée coûte 30 pesos (1.5€) et il est possible de picniquer dans les jardins. Notre repas terminé, nous découvrons la cenote et woaw.

Le paysage est magnifique, l’eau a une température très agréable (et il fait chaud au Mexique). Nous en gardons tous de très bons souvenirs.

Ville coloniale

Outre la cenote, se promener en ville est une activité gratuite et à ne pas manquer. Les bâtiments sont jolis et colorés. De nombreux lieux donnent de jolies vues : le couvent de San Bernardino (et le fameux panneau de la ville multicolore), le parc central et la cathédrale San Gervasio, … Et pour les gourmands, faîtes définitivement un tour au marché. Les avocats et les mangues ont ici un goût meilleur qu’ailleurs. Attention cependant, si un car de touriste arrive en même temps que vous, les prix ont tendance à augmenter.

soleil mexiqueSe loger

Camper en ville est toujours plus compliqué voire impossible. Nous nous sommes donc renseignés à l’information touristique qui nous a indiqué deux hotêls qui acceptent, à priori, le camping sur leur domaine. Le premier nous propose un prix correct mais cher pour l’espace très restreint proposé : un simple petit carré d’herbe, pas sûrs que nos deux tentes tiennent côte à côte.

Le deuxième est plus éloigné de la ville, proche d’une cenote. Seulement quand nous arrivons, tout semble fermé et seuls des peintres travaillent sur la propriété. Une petite question posée et nous voilà autorisés à camper sur la terasse jusqu’au lendemain. Nous partirons en matinée avant l’arrivée des propriétaires le lendemain.

Aux adeptes du camping sauvage

Il y a, juste à côté de cette cenote (privée), il y a un terrain de sport qui ne semble pas ou peu utilisé. Des toilettes avec de l’eau courante (pensez à votre filtre !) sont ouvertes et il pourrait y avoir moyen de planter la tente pas loin. Ca vaut peut-être le coup de jeter un oeil !

Nous apprendrons également par des locaux que si-tôt sortis de la ville (et avoir passé les barrières policières) il est autorisé de camper à peu près n’importe oú. Et après une nuit au bord de la route, rien à signaler.

Les cités Mayas

Chichen Itza

ruine chichen ItzaNous commençons notre visite des cités Mayas par la fameuse Chichen Itza. L’entrée vous coutera 242 pessos (environs 12€). Très touristiques, attendez vous à croiser beaucoup de monde et beaucoup beaucoup de vendeurs de souvenirs. N’achetez rien, les prix sont 10 fois supérieur à ce qu’on a trouvé sur les marchés.

Côté pratique, impossible de rentrer sur le site avec des gros sacs à dos, et le service de bagage n’est pas donné, 100 pesos par sac (5€). L’astuce ? Si vous êtes plusieurs, accrochez tous vos sacs ensemble et faites le passer pour un bagage… Ca a marché pour nous !

Le site en lui même est beau, très bien conservé et absolument gigantesque. Tout est au programme : Cenote sacrificielle, pyramides, différents groupes d’habitations, terrain de jeu de balle… Et un très grand nombre d’Iguanes.

Concrètement, c’est un bel endroit à faire pour la culture, mais c’est clairement un site Maya très cher, très touristique. Vous serez vite harassés par la chaleur autant que par les vendeurs. En plus, on ne peut même pas grimper sur les pyramides !

Ruine cobanCobá

Une autre ruine Maya, un peu excentrée, perdue dans la jungle, elle offre trois sites différents… qu’il faudra rejoindre à pied (encore une fois, il fait chaud) ou à vélo, moyennant finance. Concernant les tarifs d’entrée, comptez 70 pesos (disons 3.5€) par personne, ce qui réprésente la taxe du gouvernement pour l’entrée aux sites Mayas. Bien moins cher que Chichen Itza !

Les différents sites sont vraiment intéressants, tout autant que la marche dans la jungle. Là aussi, vous trouverez pyramides, terrain de jeu, stèles, habitations, … Et pour le coup, vous aurez le droit à la vue panoramique de la jungle depuis le sommet de la pyramide ! A condition bien sûr d’accepter de grimper les nombreuses marches qui y mènent… et de les redescendre ensuite.

Ici, pas ou peu de vendeurs, juste des loueurs de vélo… Vous pourrez évoluer librement sans vous faire marcher dessus par d’autres touristes et prendre, la plupart du temps, de jolies photos sans personne dessus. Sauf peut-être devant/sur la grande pyramide, faut pas déconner, c’est l’endroit oú tout le monde veut aller.

Tulum

Ruines tulumEn plus d’être une petite ville bien touristique avec ces plages de sable blanc (j’en parle après), Tulum a également ces ruines Mayas, et en bord de mer s’il vous plaît !

Là encore, le prix de l’entrée est raisonnablement fixé aux taxes gouvernementales et, une fois n’est pas coutume, l’endroit regorge d’informations ! Si vous vous demandiez comment sont construites les pyramides, quelles étaient leurs habitations ou à quel dieu est dédié quel temple, c’est à Tulum que vous trouverez la réponse (en espagnol ou en anglais).

Lieu touristique oblige, il y a beaucoup de monde sur les ruines de Tulum, s’en est parfois un peu oppressant, d’autant qu’il y fait vraiment très chaud et qu’il y a très peu d’ombre. On a cependant aimé l’absence de vendeurs de souvenirs et le paysage. Surtout le paysage !

Pour sûr, les Mayas ont bien choisi l’endroit. En plus de son côté pratique, par son accès portuaire et sa position dominante, le lieu bénéficie des eaux turquoises des caraïbes. Il y a même une plage sur le site pour se baigner !

Laquelle choisir ?

Difficile à dire, cela dépendra beaucoup de vous, de votre budget et de votre itinéraire. D’autres cités Mayas comme Calakmul, plus retirée, nous faisaient aussi les yeux doux… Mais notre coup de coeur des cités Mayas ne se trouve pas au Mexique. Il s’agit de Copán, au Honduras. Nous lui consacrerons un article.

La côte de Tulum à Bacalar

Tulum

En plus de sa cité Maya, Tulum est aussi connu pour ses plages et, malheureusement, pour ses hotêls de luxes et leur plages privées. Trouver un endroit oú se loger pas cher et profiter de la mer n’est donc pas forcément facile… Cependant, c’est loin d’être impossible !

camping sauvageCamping sauvage ?

En demandant aux locaux, nous nous voyons indiquer une plage publique non loin des ruines et sur laquelle il serait possible de camper gratuitement. Evidemment, arrivés là, un gros panneau précise qu’il est interdit de camper sur la plage. Nous décidons alors de nous installer dans les bosquets au dessus de la plage. Une fois la nuit tombée, un garde viendra très gentiment nous expliquer qu’il n’est pas possible de camper ici… Mais que sur la plage, ça ne pose aucun problème !

Nous déplaçons donc les tentes et là, surprise, quelqu’un d’autre vient nous dire que ce n’est pas possible… Mais qu’il y a une autre solution : la tour de garde, sans tente, qui porte clairement l’inscription “interdit de grimper” ou le parking à vélo. Nous choisirons cette option, certes pas très intime mais mieux que rien pour une première nuit. La route est relativement calme la nuit, mais la proximité des hôtels et des taxis en fait un lieu sûr. Collées l’une à l’autre, nos deux tentes passaient tout juste.

Ou camping payant ?

belle plage mexiqueLe lendemain, en profitant de la plage au petit matin, nous découvrirons un petit camping aux tarifs corrects (prix) qui propose des douches, des sanitaires et une cuisine rudimentaire en plus d’un espace pour la tente… Avec un accès direct à la plage et donc à la mer.

L’endroit est vraiment paradisiaque, même pour moi qui ai un peu la frousse des fonds marins. Le sable est blanc et fin, si fin qu’après deux mois, on en retrouve encore au fond des maillots de bains, et l’eau claire. On apercevra quelques poissons, mais pas de tortues malheureusement.

belle vu mexiqueBacalar

Après avoir campé en bordure de ville près d’un garage, nous tendons le pouce pour Bacalar et n’aurons pas à attendre bien longtemps. Nous découvrons donc l’endroit et sa lagune… Et les multiples possibilités d’hébergements qui s’offrent à nous. On nous proposera de camper pour un prix légèrement inférieurs à Tulum juste à côté de la lagune. Après quelques recherches, un club privé nous proposera un tarifs plus avantageux.

Nous profiterons donc de l’infrastructure et nous baignerons dans la lagune… avant de réaliser qu’en fait, on devrait pouvoir camper sauvage ailleurs non ? Partants l’air de rien, nous profitons de la température plus clémente du soir pour explorer les environs. Nous trouverons d’autres campings plus spartiates mais encore moins chers et reverront même des voyageurs que nous avions croisé à Tulum.

Il y a un magnifique spot de camping sauvage là bas, mais ça à l’air trop beau pour être vrai.

Nous poussons donc un peu plus loin et découvront le jardin communautaire. Avec un accès direct à la lagune, des sculptures et balançoires en pneus, l’endroit est ouvert à qui le veut à condition d’en prendre soin. On demande quand même à un local si l’on peut camper là et c’est le cas !

Nous retournerons manger en ville avant de nous installer mais nous passerons là une chaude mais chouette nuit.

Outre la lagune, la ville de Bacalar est également très jolie et vaut que l’on se promène dans ses rues.

Prochaine étape ? San Cristobal de las Casas !

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