Nicaragua : de la frontière à Granada

Nous quittons le Honduras après une petite semaine de plongée à Utila. Le Nicaragua nous ouvre les bras et avec lui, de nombreuses aventures.

tortueLe passage de frontière de Las Manos

Déposés par le bus juste devant la frontière, nous nous apprêtons à quitter le Honduras. Les formalités sont rapidement effectuées et nous voilà prêts à entrer au Nicaragua. Gardez votre passeport en main car on vous le demandera plusieurs fois. Chaque fois que vous croiserez un garde frontière en somme.

Pour entrer au Nicaragua, il faut passer une petite visite médicale. Globalement, il vous prennent la température et vous donnent un bout de carton avec un tampon dessus. Vous le remettrez dans la cahute d’à côté qui vous demandera 12$. 2$ pour la visite, 10$ pour le visa touristique vous autorisant à rester 30 jours dans le pays.

Ensuite, il suffit de reprendre le bus, direction Ocotal.

Séparation

Nous voyageons depuis presque deux mois avec Katherine, notre amie du Québec. Mais voyager à plusieurs est loin d’être facile ! Cela nécessite beaucoup de communication, parfois des aménagements ou des compromis. La décision n’a pas été facile, mais nous avons décidé de poursuivre sans elle.

Un rythme trop différent, une mauvaise gestion de groupe, des désirs qui divergent, nombreuses sont les raisons qui peuvent pousser un groupe de voyageurs à se séparer. Toutefois, cela ne s’est pas fait en un jour. Nous avons envisagé ensemble d’autres possibilités pour Katherine et fait le compromis de voyager ensemble jusqu’au Nicaragua. Ce pays étant réputé plus sûr, c’était rassurant.

Nous nous quittons donc dans le parc d’Ocotal. Un pincement au coeur, beaucoup d’appréhension mais de soulagement aussi : on a le sentiment d’avoir fait au mieux.

Le stop au Nicaragua

stop nicaraguaNotre premier plaisir dans ce nouveau pays est de reprendre le stop. Nous l’avions arrêté au Guatemala et au Honduras pour des raisons de sécurité mais cela nous manquait. On se souvient sans mal de tout ces kilomètres parcourus en Europe et des belles rencontres qui y sont associées.

Après qu’un local nous ai conseillé un bon spot, nous sommes rapidement pris en stop. Nous montons pour la seconde fois à l’arrière d’un pick-up ! Et cette fois, nous sommes vraiment grisés par les paysages et la vitesse.

En deux voitures et de nombreuses heures, nous arrivons à Managua, la capitale du Nicaragua. La vue panoramique du pick-up nous a permis de contempler le coucher du soleil en craignant les averses de fin de journée. Nous découvrons la ville de nuit, et déposés à un carrefour, nous rentrerons dans le premier hôtel que nous croisons. Nous dormirons là, tant les alentours nous semblent peu fréquentables de nuit.

Direction Granada

Le lendemain, vu le prix dérisoire des bus, nous ne cherchons à sortir de la ville en stop. C’est un confort incroyable que de pouvoir choisir entre le stop et le bus, et ça lui donne une saveur particulière.

Hostel granadaOú loger à Granada ?

La première chose qui nous saute aux yeux, à Granada, c’est que se loger ne sera pas bon marché. La ville est belle, touristique, mais les hôtels semblent luxueux… Et ceux qui ne le sont pas affichent malgré tout 20$ la chambre pour un misérable lit dans une petite pièce.

Nous nous arrêtons dans le parc central pour demander à notre ami internet s’il a des solutions. Il faut savoir que tous les parcs du Nicaragua ont le Wifi. Ca ne marche pas toujours très bien mais ça dépanne ! Ne trouvant rien d’intéressant, Nath me laisse les sacs et part à la découverte.

Il revient avec le sourire : il a trouvé un endroit.

De Boca en Boca est une auberge de jeunesse gérée par des français. Très jolie et accueillante, elle propose des chambres pour 20$ ou des lits en dortoirs à 8$. Avec ça, il y a le wifi, une cuisine, des hamacs et le petit dèj est inclus !

Nous savourerons donc des délicieux pancakes le lendemain !

Le seul problème de De Boca en Boca ? Accueillir parfois des gens vraiments bruyants. Ayant un bar qui ne ferme qu’à 22h, ce n’est pas le parfait endroit quand on veut se reposer.

Découvrir la ville

granada placeGranada est une ville qui se découvre volontiers à pieds. Il est facile de s’y déplacer. Les espaces verts y sont nombreux et la circulation presque inexistante… Si ce n’est les innombrables chevaux et calèches qui donnent à Granada un charme antique (et touristique).

Nous avons adoré nous y promener, goûter à quelques spécialités locales… Notamment des meringues ! Tout près de l’auberge, une dame agée vends ses meringues. On lui en reprendra trois fois…

Se reposer

Mais à Granada, nous profitons surtout d’un repos bien mérité. Nous retrouvons notre rythme et notre dynamique. Notre site demande également un peu de temps : il y a tellement d’articles à écrire ! Et le reste de notre voyage reste à préparer… Nous n’avons aucune idée d’oú aller ensuite !

Heureusement, grâce aux conseils de nos hôtes et des précédents voyageurs, nous pourrons nous décider et quitterons Granada pour aller vers Ometepe !

Nicaragua et stop, le retour

Nous hésitons beaucoup en quittant l’auberge : bus ou stop ? Et l’on se décidera pour… le bus ! Ce n’est qu’en arrivant près de l’arrêt, et voyant le rabatteur nous proposer un tarif plus cher que la normale (soit disant à cause de nos sacs) qu’on lui dira non et continuerons à pieds.

pluie nicaraguaLa pluie

Quelques centaines de mètres plus loin, nous serons surpris par la pluie. Une goutte par ci, une goutte par là, nous ne tardons cependant pas à voir arriver un véritable déluge. Nous nous réfugions fissa sous un toit. De là, nous regarderons la rue se transformer en rivière. Les trottoirs sont trempés et forment de nombreux ruisseaux. La pluie chante sur la tôle au dessus de nos têtes.

Lorsque celle ci se calme un peu, nous décidons de reprendre la route. Nous arriverons malgré tout trempés à l’endroit oú nous tendrons le pouce. Cette fois ci, c’est un camion qui nous propose de monter… Sur son plateau !

Nous regrettons un peu l’absence d’échange que cela induit. Nous qui comptions sur le stop pour améliorer notre espagnol, nous sommes un peu déçus. Heureusement, la prochaine personne à nous prendre en stop nous invite à l’avant ! Wouhou !

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