L’île d’Ometepe, au coeur du lac Nicaragua

Quittant Granada en stop, nous prenons la direction d’Ometepe. Entre ses deux volcans et sa culture, nous nous réjouissons de voir tout ça de plus près. Découvrez le avec nous !

LanchaFerry ou lancha ?

Déposés à Rivas, nous rejoignons en taxi le débarcadère de San Jorge. Renseignez vous bien sur les tarifs pratiqués ! Notre chauffeur nous annonçait le double avant d’apprendre que notre auberge nous avait donné les prix. Nous payons donc 30 cordobas pour être déposés devant la billeterie.

Il est aussi possible de prendre un chicken bus pour une misère, mais ça, nous ne le découvrirons qu’au retour !

La question se pose désormais entre Ferry ou Lancha. Le ferry a pour lui un confort un peu supérieur et une variété de destination. La lancha, elle, ne va qu’à Moyogalpa, mais elle est moins chère. Nous n’hésitons pas une seconde.

Nous remercions du même coup le rabatteur qui essaye de nous vendre un hôtel à bas prix à Santa Cruz (entre les deux volcans) et qui prétends que les transports sur l’île sont très chers.

Le billet de lancha coûte 35 cordobas et avant d’embarquer, vous devrez donner vos noms, prénoms et numéros de passeport. Apprenez le par coeur, on vous le demandera partout !

camion aideAu moment de partir, nous assistons à un bel élan de solidarité : sur le ferry d’à côté, un camion n’arrive pas à embarquer. Peu à peu, tout l’équipage arrive pour l’aider à monter à bord, et avec succès !

Notre lancha quitte enfin le port. Nous regardons s’éloigner la terre et découvrons les joies du tangage. On s’est quelque fois demandé si on allait pas se retrouver la tête en bas au milieu des poissons… Cependant, lorsque le lac est calme, la traversé l’est tout autant.

Moyogalpa

Comme d’habitude, à peine arrivés, nous tombons sur des rabatteurs. L’un d’eux nous propose un hôtel à 6$ le lit en dortoir alors on ne se pose pas trop de questions, d’autant que le ride en tuk-tuk est gratuit.

L’hôtel est en travaux, pas sûr qu’il ai encore de nom. Il y a une cuisine, des chambres à des prix divers et un dortoir aux lits très inégaux… Certains sont confortables à souhaits et d’autres sont… comment dire ? Moins cool que nos tapis de sol ? Heureusement, nous sommes seuls et on peut donc choisir le meilleur !

Si la cuisine est propre et spacieuse, les toilettes en revanche sont petits, obscurs et la douche n’est qu’un recoin fermé par une porte. Bref, ça ira bien pour une nuit.

Le lendemain, après quelques recherches sur internet, nous nous dirigeons vers l’Hospedaje Central oú l’on peut camper pour environ 5€. Comme à De Boca en Boca, l’endroit est prisé pour faire la fête et n’est donc pas très tranquille le soir. Tant pis, nous en profiterons malgré tout pour nous reposer dans les hamacs – et goûter des trucs bizarres.

cerf nicaragua
Fun fact, ils ont ici des sortes de cerfs. Ces derniers ne cessant de s’échapper par un trou de la clôture pour se retrouver juste à côté de notre tente, je ne comprendrais pas pourquoi l’un des employé me parle de les manger… Le patron nous expliquera ensuite qu’ici (je ne sais pas s’il parle d’Ometepe ou du Nicaragua tout entier), ils les mangent… Au point qu’ils soient en voie de disparition ! Ceux là sont destinés à la réintroduction mais les locaux, dès qu’ils les voient, ne peuvent s’empêcher de saliver…

 

La réserve de Charco Verde

Décidant de découvrir les environs, nous louons des vélos à notre hôte. Il faudra en essayer plusieurs car sur certains, la selle n’est pas réglable. Et l’on s’apercevra en roulant que les roues sont voilés. 5$ le vélo, c’est un peu abusé.

Nous profitons néanmoins de la balade et arrivons à la réserve de Charco Verde. Alors que les prix sur internet affichaient 2 ou 3$, le prix réel est de 5$. C’est un peu frustrant, mais tant pis, nous payons.

papillons 3papillons 2Nous n’en avions entendu que du bien et la serre aux papillons est effectivement exceptionnelle. Les papillons sont partout, à l’intérieur comme à l’extérieur et sur fond de musique classique, vous pouvez en observer de nombreuses sortes. Il y a en a tellement dans la serre qu’on a l’impression de nager dans une mer de papillons…

papillons 1papillon 4Le reste de la réserve cependant, s’il est joli et agréable, est quelque peu décevant. Il y a quelques sentiers, de jolis paysages, nous avons aperçu deux singes qui dormaient dans les arbres et des lézards. C’est bien tout. Un bel endroit pour se balader à Ometepe… mais que les 5$ d’entrée rendent un peu doux amer.

 

En sortant de là, on a juste l’impression que le voyageur est une vache à traire, qu’il faut lui extirper le plus d’argent possible. Les petits plaisirs gratuits semblent inexistants ici…

 

 

Mérida, de l’autre côté d’Ometepe

Pour nous rendre à Mérida, nous prenons le bus. Pour 1$, vous pouvez traverser l’île de part en part. Attention cependant, les bus ne vont pas tous jusqu’à Mérida et seuls quelques uns par jour font le tour d’Ometepe. Ayant râté celui pour Mérida, nous allons jusqu’à Santa Cruz. On se dit qu’on avisera ensuite.

A l’arrêt de bus, alors que le prochain devrait passer trois heures plus tard, nous faisons du stop. Une shuttle privée s’arrête à notre hauteur, elle nous demande oú l’on va puis nous dit que si nous allons à l’hôtel « Los Chocoyos » le trajet est gratuit. Les prix sur internet semblant abordables, nous acceptons.

hotel ometepeLa chambre nous coûtera en fait 20$ et cette fois ci, nous ne pouvons refuser sans devoir payer le taxi… Qui nous facturerai 10$. Tant pis, nous profitons de l’endroit pour la journée et l’on repère, dans les alentours, les logements aux prix plus abordables.

Nous finirons par dénicher l’hôtel Monkey Island qui offre la chambre à 8$ par nuit, pour deux, petit dèj inclus. Les comodités sont ce qu’elles sont : sanitaires partagés, une douche dont le pommeau fait l’effet d’un tuyau, des chambres petites et peu lumineuses… Mais c’est globalement comme ça partout sur Ometepe !

Et puis le coin est tranquille… Juste à côté des îles aux singes.

kayakLes îles aux singes

Las islas de los monos sont deux petites îles au large de Mérida. Sur chacune d’elles ont été placées des familles de singes, récupérées de trafics illégaux. Il est possible de s’en approcher en kayak mais il est déconseillé d’y monter, les singes pouvant être très agressifs… Ils peuvent même sauter sur votre kayak ! Planquez votre nourriture !

La location de kayak coûte 5$ de l’heure, à peu près partout. Nous louons donc auprès de notre hôtel qui à la chance d’être vraiment proche. 5 minutes suffisent pour nous en approcher et nous pouvons donc passer beaucoup de temps à en faire le tour.

capucinLe lac étant cependant bien agité, nous avons été copieusement mouillés ! A tel point qu’un petit poisson s’est retrouvé coincé sur notre kayak !

Bon, nous avons beaucoup tourné autour des îles et malgré ça, nous n’avons vu que des oiseaux ! C’est très beau les oiseaux, mais on aurai voulu voir des singes… Ce n’est que quand nous prenons la décision de rentrer que nous apercevons enfin des capucins dans les branches ! Et il n’hésiterons pas à s’approcher beaucoup…

Les cascades de San Ramos

chemin gratuitComme ils annoncent un peu de beau au milieu des averses et du temps maussade, nous prenons une journée pour aller aux cascades. Très connues, elles sont un lieu de randonnée populaire et elles sont donc… payantes ! Et oui, 3$ pour marcher sur une route puis un chemin.

Comme on en a assez de payer, nous passons notre chemin. Tant pis, on longera le lac, ça au moins c’est gratuit… Puis nous voyons un petit chemin qui, l’air de rien, part vers le volcan.

suivez le guideUn petit chemin…

Nous le suivons jusqu’à un champ et longeons le champ. Là, nous rencontrons quelqu’un qui épands des pesticides. Il nous demande si nous voulons aller voir les cascades et nous montre un « chemin ».

En vrai, on le suivra surtout dans une espèce de mini-jungle dans laquelle on avance courbés, en manquant de trébucher entre lianes, racines et rochers. Enfin, nous débouchons sur la route… Précisément celle qu’il fallait payer en bas.

Qui mène à la cascade !

Notre guide nous laisse là et nous le saluons chaleureusement. La montée est jolie mais s’avère rude. On adore lorsque le chemin traverse la rivière sur des cailloux ou quand les grands papillons bleus passent près de nous. Les arbres bordant le chemin y maintiennent une température agréable et bientôt, nous entendons la cascade.

cascade ometepe

Elle est belle, c’est vrai. Et haute… Mais nous sommes d’autant plus contents que nous admirons cette merveille de la nature gratuitement.

Nous profiterons du repas pour l’admirer puis redescendre tranquillement. Un groupe arrive tout juste en haut quand nous repartons et nous sommes satisfaits d’avoir pu profiter du calme. A la descente, nous ramassons les multiples emballages qu’ils ont laissés sur leur chemin. Puis nous bifurquons pour rejoindre la « jungle ».

Nous découvrons alors qu’à certains endroits, cette jungle est truffée d’acacias… Et ces derniers ont développé des épines grosses comme mon petit doigt ! Non contents de cela, ils hébergent également des colonies de fourmis rouges aux piqures bien méchantes ! Une vraie épopée que de sortir de là…

Et lorsqu’enfin nous rejoignons le petit chemin, puis la piste… il se met à pleuvoir !

Nous nous abritons et regardons alors des pêcheurs lancer leurs fils dans l’eau. Drôlement habiles, ils ramènent du poisson presque une fois sur deux ! Lorsque la pluie cesse, nous les quittons pour rentrer à l’hôtel.

Direction San Carlos

Après avoir dégusté le fameux Gallo Pinto – petit déjeuner typique fait de riz et d’haricots rouges, souvent accompagnés d’oeufs brouillés et de pain – nous prenons le bus pour Moyogalpa, puis la lancha pour San Jorge. Notre objectif cette fois est d’atteindre San Carlos.

Il y avait autrefois un ferry qui faisait Ometepe – San Carlos ; au même titre que Granada – Ometepe mais ce n’est plus le cas. Le moyen le plus simple est donc de prendre un bus pour Granada ou Managua puis un autre pour San Carlos.

Petits joueurs ! Nous, on tente le stop !

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