Redwood et la côte pacifique : géants des terres et des mers

Nous quittons San Francisco en longeant la côte vers le nord. Direction Mendocino et ses baleines ; Redwood et ses arbres les plus haut du monde.

Oú voir des baleines ?

baleineC’était un peu notre but, notre graal : en longeant la côte pacifique, nous voulions voir les grands cétacés. Nous avons donc suivi la route côtière autant que possible, nous arrêtant fréquemment sur les points de vue pour observer l’océan derrière notre pare brise. Il faisait franchement froid et humide.

La route côtière étant coupée – les aléas du voyage en hiver – nous ne retrouverons l’océan qu’à Mendocino.

Mendocino

En arrivant à Mendocino par un temps de chien, nous découvrons – en nous réfugiant dans une chaîne de café bien connue – que la ville accueille actuellement le « festival de la baleine ».

Après en avoir lu plus sur internet, il s’agit en fait d’une célébration qui parle plus de vin que de mamifères marins… Mais cette dernière à lieu pendant la migration des baleines ! Nous cherchons donc pour le lendemain – il pleut à torrent, l’horizon est complètement bouché – le meilleur spot pour en voir depuis la côte.

phare usaLe phare de Point Cabrillo

Non loin de Mendocino, ce phare est réputé pour offrir une vue large et dégagée sur l’océan et donc favoriser vos chances de voir des baleines.

Déjà, l’endroit est vraiment joli. Le long du chemin/route qui mène au phare, de nombreux panneaux vous posent des questions sur les baleines. Nous sommes au bon endroit ! Après quelques minutes de marche, nous apercevons le phare et, au delà, l’océan.

Bien que l’endroit regorge de panneaux « danger » à cause des vagues qui peuvent parfois être surprenantes par leur force et leur hauteur, nous nous approchons un peu et commençons à scruter l’horizon.

Là !

Sur la surface de l’eau, on aperçoit par endroit comme une brume, une fontaine soudaine qui disparait presque aussitôt. Les voilà nos baleines ! Nous n’aurons pas la chance de voir une queue mais l’on aperçoit parfois quelques dos.

Sortie en mer ou non ?

Nous avons longuement hésité à aller voir ces mastodontes de plus près… Il faut cependant savoir qu’une sortie en mer coûte environ 30$/personne pour une à deux heures de navigation. C’est un peu cher pour nous. Nous regardons du côté des locations de canoé et c’est beaucoup plus abordable : 50$/jour pour un biplace. C’est probablement l’option que nous aurions choisi si… il avait fait moins moche ! La mer faisait le gros dos – et nous n’étions déjà pas rassuré de s’approcher des baleines sur une si petite embarcation – et ils prévoyaient de la pluie pour les jours suivants. Ce sera pour une autre fois, peut-être !

gros arbres mortLes redwood

Nous quittons donc la ville de Mendocino, direction d’autres géants : les redwoods. Contrairement aux séquoias, ceux là sont bel et bien les plus grand du monde. Hyperion à leur tête, ils sont impressionnants de hauteur.

Les arbres qu’on peut traverser en voiture

Sur la route, nous croisons beaucoup de panneaux indiquant des arbres creux dans lesquels on peut passer en voiture. Pourquoi pas ? Nous découvrons un peu déçu que ces attractions sont en fait payantes – et on ne vous l’apprends que quand vous vous êtes déjà enfoncé sur un petit chemin de terre, histoire de vous forcer la main. Nous décidons donc de ne pas les encourager, d’autant que creuser ainsi les arbres les fragilisent énormément.

L’avenue des géants

Un peu plus loin, alors que nous approchons du parc national, nous nous arrêtons pour faire une pause. Ce faisant, nous nous retrouvons sur une route alternative appelée « Avenue of the Giants ». Nous nous enfonçons donc dans une forêt aux arbres démesurés. Nous nous faufilerons à pieds entre leurs troncs énormes et prendrons beaucoup de plaisir à suivre les chemins au hasard.

Le parc national

Route deserteSachez tout d’abord que ce parc national est gratuit, même si vous n’avez pas le pass America the Beautiful. Aucune taxe ne vous sera demandée à l’entrée – d’ailleurs, il n’y a pas véritablement d’entrée. Renseignez vous au Visitor Center pour connaître l’état des différentes routes. Il arrive qu’un arbre se retrouve en travers et bloque donc la circulation.

C’est ainsi que nous avons pu nous promener dans une partie du parc aux allures d’apocalypse puisque les voitures ne pouvaient y accéder. Marcher au milieu d’une route, dans une forêt d’arbres géants, ça à un goût particulier !

Hormis cela, nous avons été moins touchés par le parc en lui même que par Avenue of the Giants. Les sentiers étaient peut-être trop balisés ? Ou l’on aura pas fait assez de randonnées ? Peut-être mais pour le coup, Redwood en mars, c’est pluvieux. Vraiment.

Et Hypérion alors ?

Ahh… Voir le plus grand arbre du monde ! C’était un peu notre objectif en venant à Redwood, pourtant ça ne s’est pas fait.

La légende raconte que son emplacement exact est tenu secret afin de le protéger des hordes de touristes. Ce n’est plus totalement vrai aujourd’hui puisqu’une petite recherche sur internet – non, on ne vous mâchera pas le travail – permet de connaître ses coordonnées GPS. Seulement voilà, il existe deux moyens d’y aller.

L’un, après quelques kilomètres de route, de piste puis de chemin traverse une rivière. Celle ci peut être passée à gué quand son débit ne dépasse pas 400 (on a pas retenu l’unité). Lorsque nous y étions, le Visitor Center nous l’indiquait à 3600.

arbre sur arbreL’autre n’est pas vraiment un chemin, c’est au mieux 20km de marche (aller simple) dans la forêt, sans aucun repère. Ca aurait pû être faisable, mais ça aurait été franchement pénible. On vous a déjà dit à quel point il pleut à Redwood ? Et pour peu qu’une rivière soit sur notre passage, nous nous serions retrouvés coincés. Et j’oublie le meilleur : l’aller retour aurait été à faire dans la journée…

Tout ça pour voir un arbre qui est certes actuellement le plus grand du monde… Mais qui sera bientôt dépassé par un plus jeune à la croissance rapide… Et qui a lui même dépassé un arbre tout aussi vénérable ! D’autant que depuis le sol, difficile de savoir vraiment qui est le plus grand.

La faune sauvage

Nous ne restons donc pas longtemps à Redwood. Juste le temps d’observer des cerfs – il y en a vraiment beaucoup – et quelques oiseaux, puis nous partons. Direction ? Grand Teton NP et le célèbre Yellowstone National Park.

 

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